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Enseignant-chercheur, la quadrature du cercle.

Cette fois, c'est une note sur l'école des grands, pour changer un peu. C'est que l'école risque de durer toute la vie avec cette société de l'économie immatérielle qui s'installe.

Je souhaite partager une expérience et une proposition concernant le lien enseignement supérieur-recherche.

 

L’expérience d’abord. Étant moi-même chercheur en entreprise après avoir fait une thèse à l’université, il m’est très souvent arrivé de collaborer à des projets de recherche rassemblant labos d'université et entreprises. J’ai remarqué que dès que les enseignants chercheurs impliqués dans ces projets reprenaient leurs enseignements, ils n’étaient pratiquement plus disponibles pour les projets. Je ne leur jette pas la pierre, mais j’en conclus que l’énergie pour à la fois assurer cours et recherche relève de l’exploit. Sur le papier, c’est très bien, on imagine une complémentarité entre les deux fonctions et un moyen de faire passer les connaissances acquises en recherche aux élèves, mais c'est une vision qui ne fonctionne pas.
Seconde constatation: la recherche fonctionne par cycles allant grossièrement de 2 à 5 ans, c’est à dire à peu près le temps d’une thèse. Au bout de ce temps, le chercheur peut vraiment communiquer efficacement les résultats de ses travaux de recherche avant de repartir pour un nouveau cycle.
Troisième constatation: faire de la recherche et faire classe ne requiert pas les mêmes qualités ni les mêmes savoir faire.

Proposition: il me semble qu’il serait plus judicieux de respecter les temps de cycle d’un thème de recherche (après avoir validé cette observation, et puis ce séquençage de l'activité du chercheur est à piloter par la direction du labo au cas par cas, en concertation avec le chercheur) et de différencier le métier de chercheur de celui d’enseignant qui demandent des qualités et des timing différents. Le chercheur pourrait ainsi mûrir son sujet sans dépenser son énergie à faire classe. Au bout d’un cycle, il dispenserait ses connaissances nouvelles à un public averti d’enseignants. Ce public ne lui poserait pas de problèmes pédagogiques ni de problèmes de discipline, mais il pourrait avoir une exigence très élevée sur le contenu. Les enseignants pourraient s’emparer du contenu et le faire passer à leurs étudiants en usant de tout leur savoir faire pédagogique. A la fois, les chercheurs, les enseignants et les étudiants pourraient y trouver leur compte.

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